lundi 7 septembre 2009
Hommage
C'est lundi et je suis contente. Ces jours-ci au festival de Venise, le père Stallone va recevoir un prix prestigieux, je crois que ça s'appelle Jaeger-Lecoultre (du nom de la marque qui le sponsorise), un prix qu'on donne aux réalisateurs. Il doit bicher, Sly.
Si vous lisez ces pages depuis un bout de temps, vous savez que j'aime beaucoup Rocky. Que je trouve que c'est très bien écrit. Que ça tient la route.
Il faut savoir que pépère Sly, il est allé à l'université en Floride étudier le cinéma.
Que son scénar, il a écrit. Qu'on a voulu le lui acheter mais qu'on ne voulait pas lui laisser jouer le rôle. Il n'avait pas une thune mais il s'est accroché. Il n'a pas dit amen. Il a même dû mettre son clebs en pension un moment parce qu'il ne pouvait plus le nourrir. En pension. Il n'a pas abandonné Butkus (son chien). Il a joué dans le film. Et, et, et.... La suite, vous la connaissez.
Succès surprise, oscars, gloire, patati patata. Les intellos démolissent ce film. bien évidemment. Grosse brute, gonflette, patati patata.
Mais, mais...
Le temps passe.
Et puis, au fond, ce personnage, tout le monde l'aime. Alors les années passant, eh ben, on peut commencer à lui trouver des qualités.
Avec des pincettes bien sûr.
Allons, allons.
Sly, c'est toujours le même. Vous l'avez appelé "the italian stallion", vous l'avez raillé.
Mais boudiou, le jour où il mourra, on titrera soit "rocky est mort" ou "rambo s'en est allé" (perso, je préfère Rocky) mais vous en connaissez beaucoup qui ont réussi à écrire et incarner des personnages qui sont passés dans la mémoire populaire? C'est plutôt à saluer.
Alors ils vont lui dérouler le tapis rouge, lui faire des courbettes.
Lui qui a grandi dans "hell's kitchen" à New York et dont les sympathiques camarades de classe avaient estimé dans son "yearbook" qu'il serait celui "most likely to end up on the electric chair". J'vous jure!
Il doit être content. Comme quoi, la roue tourne.
De toute façon, après, il pourra en parler avec son pote de New York, Woody, qui l'avait fait jouer dans un de ses films dans les années 70. Un voyou qui attaque une vieille dans le métro pendant que Woody se cache derrière sa bande dessinée, si je me souviens bien.
On prend Woody pour un intello, on prend Sly pour un idiot
et pendant ce temps-là, Schwarzenegger est gouverneur de Californie.
A long, long, long way from "pumping iron" (vous avez vu ce documentaire? Non? Moi, je l'ai vu au cinéma quand c'est sorti).
Ca calme, non?
Bref, bref, tout ça pour dire: "bravo, Stallone". Tu les as vraiment convaincus que tu voulais faire du cinéma. Tu rentres dans le saint des saints, tu vas chez les intellos du ciné. J'aimerais voir ça. Ca va leur faire mal aux zygomatiques de te sourire.
Commentaires
Et on ne peut pas dire qu'il gâche l'affiche de Cliffhanger !
Je trouve qu'il a de très belles jambes sur l'affiche. Et que le jean lui va très bien dans le premier Rambo (je n'ai pas vu les autres).
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