PS: j'ai remarqué que j'avais oublié une négation qui donne l'impression que je dis le contraire de ce que je pense. j'écris tellement vite que j'arrive pas à mettre "ne" et "pas" dans la même phrase et on me le reproche tout le temps. et quand je me relis, ça me saute aux yeux que ce "PAS"-là, ça va donner l'impression de ne pas savoir.

les "ne" c pas grave, on les enlève dans la langue de tous les jours et on se comprend quand même. Parce qu'on se connaît et on sait ce qu'on dit :) on se sourit ;) on se reprend tout de suite et on fait les bons gestes.

je fais des anomalies dans mes textes. Toujours. Et j'ai pas le courage d'aller courir après le "pas" que j'arrive pas à retrouver dans mon texte où j'ai mis des couleurs et des petites lignes, et du gras et du surligné. parce que ce coup-ci, je veux que celui-là de texte, il soit compris et lu. Qu'on me pose des questions. Qu'on se demande pourquoi je fais toujours ça.

Mais là, les statistiques se taisent. Y a plus personne. A part les fidèles. ceux qui me laissent toujours des commentaires et que je connais pas mais dont je connais les pseudos par cœur.

Parce qu'eux, ils reviennent. Et ils savent qu'y a des moments où j'écris beaucoup ou pas. Et que peut-être y a quelque chose qui va pas.

J'écris avec la musique et la couleur, je fais chanter les doigts sur mon clavier. Parce que mon clavier, je le connais par coeur. J'y tape avec mes deux mains. Sans regarder les lettres. A l'aveuglette, parce que j'ai appris très sérieusement à taper sur un clavier. Et que je savais déjà taper sur un clavier parce que j'avais vu des raccourcis, ceux qu'on donne à celles qui étaient des championnes du clavier. A l'époque où c'était un art et qu'on pouvait pas corriger les lettres, revenir en arrière, raturer, remettre du blanc. Fallait que ça soit propre, net, important. Alors on apprenait à plusieurs.

j'ai appris QWERTY aux Etats-Unis sans savoir que je savais déjà taper sur toutes les lettres et que les claviers, eh ben, y a des repères pour les doigts, des repères au milieu. Pour trouver les bonnes lettres. Et ceux-là, eh ben, ils ont traversé en relief tous les claviers.

Et je suis rentrée, et c'était azerty et celui-là fallait que je l'apprenne, y avait les accents, nos lettres compliquées et je savais plus écrire ni en anglais ni en français, le clavier me plantait.

Sauf que j'ai tapé des rapports en anglais et là, j'ai protesté que c'était trop compliqué parce que le QWERTY, je le tapais vite et bien mais que l'azerty, eh ben, il mettait des erreurs dans tout ce que je voulais dire et là, on m'a dit, tu peux changer, c'est facile, y a un menu que tu pilotes à la souris (mais ça, tu sais déjà faire) et tu changes. Ton clavier, c'est un azerty mais en fait, il se comporte comme un qwerty. Y a que toi qui sais où sont les bonnes touches.

Eh ben, j'en ai déconcerté des gens pour qui les ordis, c'était sérieux avec mes "flying toasters" et mes insectes qui se goinfraient les dossiers qui me cassaient les pieds (c'était un économiseur d'écran qui dévorait ce qu'il y avait d'écrit - très drôle). J'ai joué en travaillant avec leurs ordis. Je joue toujours avec les ordis.

Voilà. La musique à fond. Et j'entends les paroles. Et ce sont toujorurs les mêmes musiques. Plus d'autres.

C'est le silence ici. C'est le silence dehors. C'est toujours pareil. Time for a much needed break...

sad. sad. very sad.

 


PS au PS: relisez, j'ai corrigé les "typos" :)