caelle

billet d'humeur au fil de mon clavier

dimanche 25 octobre 2009

gros chagrin

9782845971189Ce matin, au saut du lit, j'ai appris une mauvaise nouvelle. Ma mère m'a appelé (par erreur en plus) pour me dire que Remo Forlani venait de mourir cette nuit à l'hôpital. Ca faisait longtemps que je savais qu'un de ces quat', ça arriverait mais dans l'intervalle, à chaque fois que je l'appelais sur son portable pour prendre de ses nouvelles, il me rappelait à son heure habituelle et on rigolait.
Qu'est-ce que j'ai pu rigoler avec Remo. De monsieur un peu effrayant avec qui j'avais travaillé à la radio l'autre décennie, il était devenu mon ami. De ceux qui comptent dans votre vie.
Et pas parce qu'il était connu, et pas parce que c'est en travaillant sur une émission que je l'avais rencontré. Non. De ces gens avec qui vous accrochez dans la vie et pour qui vous pleurez quand vous apprenez que quelque chose leur est arrivé.
Alors non, on ne prendra plus quelque boisson chaude dans un café de Paname (thé pour lui, p'tit crème pour moi), ça nous arrivait moins souvent depuis qu'il avait eu son cancer du poumon et ça me faisait trop de peine de le voir marcher doucement dans la rue pour rentrer chez lui, même s'il se planquait et voulait faire le malin. Alors on se téléphonait et il m'expliquait en râlant qu'il ne respirait plus. Et je lui disais "encore suffisamment pour être là".
Eh ben, cette nuit, apparemment plus.
Son téléphone ne répondra plus. Ca ne servira plus à rien de lui laisser des messages, malgré ce qu'il raconte sur le répondeur.
Je suis triste.

Edit: Et si le cahier de Caelle est celui de Caelle, c'est parce que c'est un nom qu'il m'avait trouvé, un anagramme sur mes initiales, à une époque où nous nous écrivions des fausses lettres.

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mercredi 21 octobre 2009

le cahier est provisoirement fermé car...

sa propriétaire est occupée à déménager. Eh ben, c'est du travail.

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mardi 8 septembre 2009

shop closed jusqu'à nouvel ordre :)

padlock

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vendredi 4 septembre 2009

La vie est belle comme une tranche de pastèque

IMG_2052Sauf qu'on dira ce qu'on voudra, prendre des bonnes photos de ces natures mortes, c'est un métier. Pour ma part, je me contenterai dorénavant de les manger.
Que de bonnes nouvelles: le festival de Deauville commence avec comme invités, entre autres, Harrison Ford et Meryl Streep. On aimerait y être. Grâce à Paris Match, nous savons aussi que, chez lui, il a un Mac (bon point) mais qu'il s'obstine toujours à porter une boucle d'oreille (drôle d'idée). En tout cas, ce type-là, ce n'est pas un idiot. Je l'aime bien, il commence à faire vieux mais je l'aime bien. Et puis, au pire, y aura toujours "Witness" et la scène où il met un coup de tête à l'imbécile qui casse les pieds aux Amish.
Toujours, bonne nouvelle, dans Match, on apprend qu'Elsa Pataky (dont on se contrefout éperdument) file le grand amour avec Olivier Martinez (dont on se fout encore plus éperdument) mais ce qui devrait dire qu'Adrien Brody, son chihuahua et son Hummer, sont tout tristes chez eux. Ce n'est pas bien de se réjouir du malheur des autres. A moins que déjà il ait retrouvé quelqu'un (c'est très rapide chez les VIP, à peine a-t-on le temps de tourner le dos qu'ils ont eu le temps de larguer le (la) précédent(e), convoler en juste noces avec quelqu'un de nouveau, pondre deux-trois mouflets pour mieux se séparer), on n'arrive plus à suivre. Tout de même, il a une carrière étrange, cet Adrien Brody. Il trouve quand même le moyen de jouer dans des films qui soit ont une sortie quasi confidentielle soit ne sortent pas du tout.
Par contre, j'ai lu qu'il y a plein de saumons qui ont disparu en Colombie Britannique. Paraît que c'est aussi grave que la crise de la morue qui avait affecté Terre-Neuve.
On ne s'inquiète pas assez des vrais problèmes. Il faut de toute urgence retrouver les saumons égarés.
Sinon, c'est la rentrée (marronnier), tout le monde tire la tronche à Paname et nos jeunes fringuants yuppies (on les appelle comment maintenant?) ont tous revêtu leur costume de scène. C'est atterrant, ces regards de poissons morts dans le métro. Ca me fait penser à "the wall" de Pink Floyd quand ils avancent tous vers le hachoir à viande. Pourquoi, pourquoi ont-ils tous l'air de robots?
Perso, il peut tomber des cordes, je m'en tamponne mais cette ambiance, ça me plombe. Vivement que je me casse.

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dimanche 2 août 2009

feelings

Autour, il y a de l'herbe, des arbres et des oiseaux qui volent puis se posent au sol pour se restaurer. Il y a des graines par terre. Sur l'ordinateur, il y a de la musique. Indispensable, la musique. J'ai déjà renoncé à la cigarette comme accompagnement de mes dix doigts sur le clavier, je ne peux pas en plus m'infliger le silence. Je n'aime pas le silence, je le trouve assourdissant, oppressant et tous les petits bruits y prennent une trop grande dimension. J'aime bien les sons quand ils s'assemblent selon un rythme et qu'ils deviennent musique. Bref, tout ça pour dire que je suis dehors et que j'essaie d'écrire.

Je n'écris pas beaucoup ces jours-ci sur ces pages-ci, je furète sur internet, j'atterris sur des blogs et je suis fascinée par certaines tranches de vie qui nous sont livrées par des individus qui, pour la plupart, nous resteront inconnus. Quand j'accroche à la façon d'écrire, à la pagination, à la présentation, je commence à me balader dans les archives et à lire bien consciencieusement ce que ces gens-là ont pu écrire au fil des mois, des années parfois. C'est quelquefois très touchant de voir leurs pérégrinations, l'évolution de leurs vies, ce qu'ils ont bien voulu montrer d'eux-mêmes. On a l'impression de faire connaissance avec quelqu'un sauf que, pendant qu'on le (la) lit, cet autre ne sait pas qu'on l'a rencontré(e) donc c'est difficile d'oser se présenter. Que dire? J'aime bien ce que vous faites, je vous souhaite plein de bonnes choses, elle semble jolie, votre vie, vous racontez des trucs que je trouve pertinents... Pathétique, dérisoire limite déplacé alors on se tait et on reste un "lurker" d'une fois ou qui revient régulièrement.

Du point de vue de celui (celle en l'occurrence puisque je vais parler en mon nom) qui tient un blog, c'est curieux, un lurker. Parce que des visiteurs, on en a de plusieurs sortes, celui qui a tapé une requête dans un moteur de recherche et qui a cliqué une fois sur votre blog. Pour ne rien vous cacher, ceux-là sont les plus nombreux et sur mon cahier, ce qui fait recette auprès d'eux, ce sont les petits drapeaux que je mettais à une époque. Le plus intéressant de ceux-ci est celui qui avait une requête qui concernait un sujet qui me tenait à coeur et à qui, apparemment, mon cahier apporte une réponse. C'est le cas pour ceux qui cherchent  "la lettre de Rosalie" dite par Romy Schneider dans "César et Rosalie" alors là, bingo, ceux-là sont contents puisque je m'étais amusée à la transcrire.

Il y a les lecteurs réguliers, ceux que vous connaissez, qui ont un blog, qui passent sur le vôtre comme vous allez sur le leur, pour voir ce qu'il y a de nouveau. Ceux-là, vous savez qui c'est, parfois même vous les avez rencontrés en vrai. Il y a les amis, la famille, les connaissances, ceux-là passent de temps en temps, ne commentent jamais ou rarement. Vous savez qu'ils passent parce qu'ils vous le disent de visu.

Et puis il y a les "lurkers" vrais de vrais, ceux qui viennent régulièrement, regardent beaucoup de pages, souvent mais jamais ne se manifestent. Ceux-là m'intriguent. Alors je leur donne des surnoms: y a PocketPC et Konqueror du nom de leur navigateur. Qu'ils n'hésitent pas à faire coucou. Ca serait gentil.

Parce que parfois, sans le savoir, ils me rendent service, les lecteurs qu'ils soient de passage ou réguliers. Ils se baladent dans les archives et me permettent de relire d'anciens "posts". Comme celui-là, par exemple. Merci à vous.

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vendredi 3 juillet 2009

d'une date, d'un retour, d'un attachement, des sentiments

Le trois juillet est une date sur mon calendrier, d'une part car c'est l'anniversaire d'une amie (qui ne fête son anniv' que sous la menace, ne visite jamais ces pages donc ne saura pas que j'y ai évoqué son anniversaire) mais surtout car c'est le jour où, quasiment la moitié de ma vie en arrière maintenant, je suis revenue en France et je me suis mise à habiter toute seule.

C'est le début d'une époque ou la fin d'une autre. C'est une date que je n'oublierai jamais car ce qui aurait dû être un retour a été un déchirement. La preuve, c'est que ça  m'a marquée et que, des années après, ça a encore une signification importante pour moi. Depuis tout ce temps-là, j'habite au même endroit. Plus pour longtemps, car j'ai décidé d'en partir (yes, yes, yes). De fermer ce chapitre de ma vie, de véritablement démarrer. La moitié de ma vie que je ne suis pas contente d'être où je suis, la moitié de ma vie que j'attends que mieux se pointe comme par enchantement, que cela change et que ça me plaise enfin.

Ce que je peux être lente tout de même. A croire que j'aime boire la cigüe jusqu'à la lie. Ca doit être ça, la raison. Rester quelque part jusqu'au dégoût, attendre, attendre tout en sachant qu'on ne s'habituera pas et que le seul moyen que cela change, c'est d'aller vers l'inconnu parce que ça, c'est amusant et ça ouvre plein de possibilités auxquelles on n'avait pas pensé.

Y a des gens à qui l'on est attaché, des gens qui font partie de votre paysage de vie, des gens qui font partie de votre histoire mais qui, quand on les croise, paradoxalement, n'appartiennent pas au passé. Comme des beaux diables, ils surgissent, on se reprend toutes les images en accéléré et on en ajoute de nouvelles. On ne les regarde pas en se disant qu'ils ont changé, non, et c'est là le plus absurde, on se surprend à penser qu'on voudrait bien leur faire des bisous dans le cou, là, près du col de la chemise. On s'étonne de ces pensées parce que ce n'est pas franchement notre genre de vouloir faire des mamours à tout le monde mais y a des gens qui ont un statut particulier. Des gens avec qui tout se conjugue toujours au présent. C'est énervant, les sentiments parce que c'est incontrôlable. Alors pourquoi certaines personnes vous perturbent durablement et d'autres, rien, nichts, nada. C'est à la fois curieux et agaçant, frustrant et magique.

Un de mes amis disait tout le temps "du passé faisons table rase" et que les chemins les plus chouettes sont ceux de traverse. Pour le premier, je ne suis pas sûre d'être d'accord mais pour le second indiscutablement.

En avant pour un nouveau cycle.

 

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mardi 30 juin 2009

fruits et légumes

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après les fraises et les cerises, voici les tomates. Comment ça le cahier tourne au potager? Mais non, mais non.

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amusant

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nom idéal de zone industrielle pour une compagnie d'ambulances, non?

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jeudi 23 avril 2009

portraits de printemps

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un chiot

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une tortue

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une petite fleur

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une salamandre

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jeudi 26 mars 2009

wakey wakey

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Eh oui, c'est le printemps, les arbres sont en fleurs, le cahier a fêté  ses quatre ans d'existence samedi dernier, Grib a déjà onze ans et Prince sort un triple album et en même temps ouvre un nouveau site, bref c'est la fête. Le cahier va sortir de sa torpeur. Il était né suite à un texte, écrit un soir de printemps, que j'avais envoyé à des amis et à propos duquel on m'avait suggéré d'ouvrir un blog. J'avais réfléchi puis je m'étais lancée. C'était amusant, ça l'est toujours. Il y a juste une chose compliquée depuis près d'un an: écrire sans fumer. Car pour moi, l'un n'allait pas sans l'autre surtout ces soirs de printemps où le fond de l'air est tiède, où l'on ré-envisage de vivre les fenêtres ouvertes, on met de la musique , on écoute les bruits de la rue monter jusqu'à chez soi, on touille son café et avant de laisser les doigts courir sur le clavier, on allume une cigarette. Pour jouer avec entre ses doigts, pour regarder les volutes monter, pour souffler de la fumée, pour se concentrer, comme un rituel d'accompagnement, comme une mise en jambes avant d'écrire. Que faire quand vous ne fumez plus? Prendre un stylo ou un crayon et le triturer? Ronger vos ongles? Repenser aux moments où vous fumiez? Au total, pendant un temps plus ou moins long, vous êtes limite incapable d'écrire tellement ça vous bloque. Mais bon, c'est le printemps, bientôt il fera jour tard, les arbres fleurissent  les uns après les autres et Prince a fait de la nouvelle musique à se mettre entre les oreilles. Allez, je m'en vais mâchouiller un crayon à papier, ça fera peut-être l'affaire.

Posté par caelle à 16:24 - idiosyncracies & serendipity - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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