mardi 8 juillet 2008
tous toussent sauf moi*
Deux mois et demi que j'ai arrêté d'allumer des cigarettes et ce n'est pas de la tarte. Au début, c'est l'épate. Premier mercredi que je passe sans fumer, premier jeudi, premier vendredi et ainsi de suite. On y pense non stop et on s'épate de tenir aussi longtemps. On se dit "je suis sur le bon chemin, ça y est, j'y arrive, de toute manière, je ne peux pas flancher, j'ai décidé". On ne peut plus reculer. Fallait arrêter un jour ou continuer toujours alors le jour, ça a été là. Donc maintenant on attend les bénéfices genre le nirvana de la santé recouvrée. On vous vante les saveurs que vous allez retrouver, les odeurs que vous allez pouvoir de nouveau humer, les réveils que vous allez avoir en pleine forme, on vous fait même miroiter la perpective de trouver une paix intérieure. Ah bon?
Je ne respire pas mieux car de toute façon, je respire le strict minimum, je vis en apnée permanente. Le plus, là, c'est que, quand je finis par inhaler, je me mets moins de saletés dans les poumons.
La paix intérieure, j'attends. En revanche, je trouve qu'on est bizarrement moins anxieux et puis on ne se demande plus comment on va faire pour se débrouiller pour fumer une cigarette vu qu'on n'en fume plus. Sauf que là, le bât blesse quand même un peu car quand on fume, on fait tout en fumant.
On attend un bus? on fume une cigarette. On s'ennuie? On fume une cigarette. On réfléchit? On s'allume une cigarette. On se promène? On fume une cigarette. On parle au téléphone? On fume une cigarette. On essaie d'écrire quelque chose? On fume une cigarette (je vous promets, je pouvais taper de mes dix doigts avec une cigarette) On fait cuire des pâtes? On fume une cigarette pour minuter le temps de cuisson. On est triste? On fume une cigarette. C'est la nuit, il fait chaud, on est sur un balcon, dans le noir, le bout de la cigarette rougeoie. Tout, tout, absolument tout était prétexte à fumer une cigarette. Et tout d'un coup, faut tout faire sans. Et on a beau savoir que c'est ce qu'on a de mieux à faire, c'est dur. Parce qu'on devient nostalgique de la cigarette.
Parce que, quand il fera chaud, on ne fumera plus, parce que, quand il fera froid, on ne fumera toujours pas, parce qu'y aura toujours des soirs où il fera froid et venteux et où le bus se fera prier, parce que toutes les situations dans lesquelles on fumait se produiront toujours mais faudra les vivre sans fumer, les bonnes comme les mauvaises. Comme une époque qui serait finie. Ca fait toujours bizarre. Ca oblige à changer toutes ses habitudes. C'est forcément une bonne chose. C'est un pari sur l'avenir. Un nouveau chapitre.
(à suivre...)
Et puis, l'avantage d'être comme dans un avion depuis plus de deux mois et demi, eh bien, c'est qu'à la longue, je vais pouvoir me payer un billet d'avion. Ouais, tout de suite plus réjouissant.
* Petite, j'avais un autocollant de la lutte contre le tabac où il y avait une cigarette allumée et la fumée ressemblait à une bulle de bd. C'était donc la cigarette qui disait ça. Ca me plaisait beaucoup, cela ne m'a pourtant pas empêchée de fumer plus tard.
lundi 16 juin 2008
oh les jolis coquelicots
Cette année, je trouve qu'on voit beaucoup plus de coquelicots que d'habitude.
j'aime beaucoup les coquelicots.
lundi 9 juin 2008
trouvé au hasard du net

Oui, je sais, le cahier sommeille. Le problème, à force de ne pas s'en occuper, c'est qu'on prend l'habitude de ne pas s'en occuper. On se dit "je devrais parler de ça, j'ai envie de parler de ça" et on remet, on remet et à force de remettre, le temps passe et le cahier s'endort. Edit du 13 juin: la photo est de moi, je l'ai prise il y a un mois ou deux.
Je vais finir par remédier à cela.
En attendant, histoire de vous faire patienter (si vous avez encore la bonté de passer par ici), voici, trouvé au hasard de mes pérégrinations sur internet une façon de comprendre les différents régimes politiques à l'aide de deux vaches:
SOCIALISME : Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.
COMMUNISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.
FASCISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.
NAZISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.
DICTATURE : Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.
FEODALITE : Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.
DEMOCRATIE : Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.
DEMOCRATIE REPRESENTATIVE : Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait.
DEMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.
ANARCHIE : Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.
CAPITALISME : Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.
CAPITALISME SAUVAGE
: Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire
comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en
l'accusant d'être inutile.
BUREAUCRATIE : Vous avez 2
vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à
en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait
que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le
jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la
vache manquante.
ECOLOGIE : Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.
CAPITALISME EUROPEEN
: On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache.
On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour
surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre
la 2ème vache.
MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE
: Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache
vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous
la donnez à manger à vos moutons.
CAPITALISME A LA FRANÇAISE
: Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de
lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité
avec nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré
une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour
financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait :
le RAB (remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en
grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : "DU LAIT,
ON VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la manche pour
s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais
impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du
lactoduc devenu inutile.
REGIME CORSE : Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes."
mardi 6 mai 2008
les citadins s'extasient devant les brins d'herbe

mardi 8 avril 2008
sieste

Comme vous l'avez peut-être constaté, le cahier sommeille. Il va bientôt se réveiller.
mardi 18 mars 2008
requêtes dans google
Les requêtes faites dans google qui amènent des visiteurs de hasard ici sont une éternelle source d'amusement. Il y a les classiques et vagues qui ratissent large, très large: "pancartes", "petits drapeaux", "animaux", "écoles", "dessin rire", "joli poème" - celles qui posent une question: "qu'est-ce que l'effet canada dry", "définition pige immobilière", "bus partant de la porte d'orléans vers...", "problème de cheveux qui frisottent" - celles qui s'affirment: "piétons à Paris en ont marre!", "créer concept café à emporter", celles qui ont une formulation étrange : "frotter tête dessin", "pansement immeuble fenêtre", les rigolotes : "des images d'un petit pois qui danse", "aire de jeu pour cacatoès", celles qui vous donnent l'impression d'être un service public: "la lettre de rosalie" (eh oui, je l'avais sur un cd et je l'avais transcrite, au moins, ça sert), celles où l'on voit que celui qui cherche n'y croit pas trop: "poème si je trouve", les météorologiques: "climat de la slovénie" et les éternelles requêtes des ennemis des pigeons.
samedi 8 mars 2008
je suis tombée là-dessus...
en regardant d'où provenaient ceux qui viennent sur mon "cayait". De temps en temps, je vais regarder par quel biais vous atterrissez chez moi et je suis tombée sur ceci. Je ne me rappelle pas m'y être inscrite donc ça doit indexer tous les blogs ou p'têt pas car je viens d'en chercher certains et ils n'y sont pas. Mystère et boule de gomme.
Si ça inspire quelqu'un.
mercredi 27 février 2008
ouh, la patate chaude
Refilée par Crookemadame, il s'agit apparemment de raconter six choses pas indispensables sur soi.
1- quand il faut écrire six choses pas indispensables sur soi, je bloque quasiment deux semaines au point de laisser mon cahier en friche pendant ce temps.
2- je dépiaute les pizzas, c'est-à-dire que je mange ce qu'il y a sur le dessus et ensuite je mange la pâte.
3- je suis fascinée par les gens dont la langue maternelle est l'anglais. Ca m'épate. Peut-être eux sont épatés par le fait qu'on parle français mais moi, je suis épatée plus.
4- je ne peux pas me passer de regarder des films. C'est pour ça que je suis bien contente d'être née au vingtième siècle car avant, je me serais fichtrement ennuyée.
5- jusqu'à six ans, je me suis passablement ennuyée puis j'ai appris à lire.
6- je suis une bavarde impénitente, paraît-il, moi, je ne trouve pas.
Bon, maintenant que j'ai réussi à m'en débarrasser, je refile le bébé à Nikkos et à Petit Bonsaï. Allez, zou, au boulot.
jeudi 14 février 2008
je ne vous racontais...
pas des blagues l'aut' fois. La preuve:

lundi 11 février 2008
formule magique
Il y a une expression que j'aime beaucoup. C'est "j'ai un empêchement" car après ça, votre interlocuteur ne peut rien dire de plus, il ne peut pas vous demander ce qu'il vous arrive car ce serait impoli d'une part et d'autre part, vous le lui avez dit, vous avez un empêchement. Ca n'appelle pas de questionnement. Tout bonnement parfait.
